L'AQUEDUC

Route du Golf17100 FONTCOUVERTE

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Un aqueduc au pluriel…

A l’époque romaine, les thermes jouaient rôle de premier plan dans la vie sociale et beaucoup de villes en possédaient, à l’image de Saintes, l’antique Mediolanum Santomun où trois ensembles sont connus, dont celui des Thermes Saint-Saloine.
A Saintes, l’alimentation en eau de ces établissements ainsi que celle des fontaines publiques, était assurée par un aqueduc, ou plus exactement plusieurs aqueducs successifs.
- L’aqueduc le plus ancien, construit vers l’an 20 après J.C, amenait dans la ville, les eaux de la Font-Morillon, située dans l’actuelle commune de Fontcouverte. Sa conception surprend par son audace et l’expression « un travail de romain » trouve ici tout son sens.
Depuis la source, l’eau était canalisée pour l’essentiel dans un conduit souterrain jusqu’au Vallon des Arcs (actuelle route du Golf), et à partir de ce point, de grands ouvrages d’art furent édifiés. Quelques chiffres témoignent de cette démesure :

Le Pont des Arcs, long de 160 mètres et pourvu de 27 arcades, la plus haute s’élevant à 16 mètres.
A voir : plusieurs piles de ce pont subsistent et ont été intégrées après restauration au parcours du Golf Rouyer-Guillet à Fontcouverte. En accès libre sur le sentier GR.

La galerie souterraine du Plantis dite des Neuf Puits, voûtée en plein cintre sur une longueur de 500 mètres, dont le canal était établi jusqu’à plus de 17 mètres sous la surface du sol.

Le Pont de Haumont dont les 62 arches enjambaient une vallée de 400 mètres de longueur et s’élevait jusqu’à 29 mètres de hauteur.

Malgré l’ingéniosité de la construction, le débit de ce canal resta modeste avec 3000 m3 d’eau par jour.

- Vers la moitié du 1er siècle, un nouvel aqueduc, permit d’amener à Saintes, les eaux abondantes des sources de Vénérand et du Douhet, situées à une 15 aine de km. Pour assurer un débit de 120000 m3 par jour. Deux nouvelles canalisations au départ de chaque source fut réalisées, à leur point de jonction (Vallon de la Tonne) l’aqueduc gagnait ensuite Fontcouverte par un canal souterrain. Le nouvel aqueduc courait dès lors à côté de la canalisation primitive désaffectée, sauf au passage des anciens ouvrages d’art réutilisés au prix d’une surélévation des parois du canal.

A voir : les sources du Douhet dite de la Grand Font et Vénérand sont accessibles librement.

Le trajet de l’aqueduc est connu jusqu’à l’entrée de la ville, aux lieux-dits La Grève et la Grille, au sommet d’un coteau qui domine depuis la rive droite, la vallée de la Charente. On ignore cependant encore, comment le fleuve était franchi et comment l’aqueduc gagnait le réservoir final de distribution de l’eau, sur le haut de la ville, sur la rive gauche.

Depuis quelques années, les recherches concernant l’aqueduc ont repris sous l’impulsion de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime, permettant d’approfondir les connaissances. Ainsi, en 2010, c’est un troisième aqueduc, datant du 4ème siècle qui a été mis au jour.

Pour en savoir plus visitez le site internet


Animaux acceptés :

  • Non

Conditions de visites :

  • Visites libres en permanence

Type d'équipement principal :

  • Site et monument historique

Thème du musée :

  • Archéologie

Type des sites :

  • Aqueduc

Style architectural des sites :

  • Gallo-romain

Géolocalisation :

  • Latitude : 45.764687
    Longitude : -0.604374
 

Tarifs (€) :

  • Gratuité : Pour tous

Ouvert toute l'année


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