LE FLEUVE CHARENTE

Place Bassompierre17100 SAINTES

Et au milieu coule un fleuve…

La destinée de Saintes est liée depuis ses origines romaines à une vocation de carrefour associée au franchissement du fleuve Charente.
Celui que les Romains nommaient « Carantonus », parcourt 381 km pour aller se jeter dans l’océan atlantique, à Port des Barques (17) mais pour retourner aux sources de la Charente, il faut se rendre à Chéronnac, en Haute-Vienne.

A vol d’oiseau, Chéronnac et Port des barques sont distants de 160 km seulement mais notre belle Charente s’attarde et flemmarde en de nombreux méandres. Son cours sinueux est tel une ligne de vie où se lie l’histoire politique, économique ou culturelle des villes qu’elle traverse, parmi elles Civray (Vienne), Angoulême, Cognac, Saintes ou encore Rochefort.
Jusqu’à l’avènement du chemin de fer, à la fin du 19ème siècle, elle fut une artère commerciale vitale entre la mer et l’intérieur des terres, alors voie sillonnée de gabares et de barques chargées de sel, de poterie, de pierre ou d’eaux-de-vie.

L’activité liée à la batellerie, que l’on perçoit sur les cartes postales anciennes, a désormais disparu et contraste avec le calme des rives du fleuve aujourd’hui.
Une quiétude appréciée naguère par les peintres Gustave Courbet ou Auguste Pradelle, remplacés aujourd’hui par les pêcheurs.
A la belle saison, les adeptes de la baignade peuvent étancher leur soif de fraîcheur, à l’ombre salutaire des frênes et des saules, à Chaniers et Port d’Envaux, où des « plages en eau douce » sont aménagées
Les plaisanciers, depuis Angoulême, au rythme des passages d’écluses, peuvent profiter des 170 km de voie navigable que la Charente leur offre. En amont de Saintes et sur la fin de son parcours, son cours tranquille dépourvu de pente qui se déroule entre de larges prairies inondables, est alors propice au délassement. Pour jeter l’ancre, nombre de villes ou de villages de pierre blanche les attendent. Autour de Saintes, Chaniers - Port d’Envaux - Crazannes - Taillebourg - Saint-Savinien.

La Charente ne serait cependant rien sans ses nombreux affluents nourriciers, tels la Seugne, le Coran ou l'Arnoult, qui irriguent les terres de Saintonge et méritent également qu'on s'attarde sur leurs rives.

 

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